La personnalité du général
Omar Souleimane, à qui Moubarak avait promis jeudi soir de transmettre toutes ses prérogatives, pourrait relancer la contestation dans les milieux les plus radicaux. Vice-président désigné par le Raïs il y a seulement quelques jours,
cet officier incarne la « part d’ombre » de l’ancien (ou toujours actuel ?) régime : il chapeautait les services de renseignement égyptiens depuis une vingtaine d’années.
Mais il est peu populaire, trop bien connu de ses concitoyens à l’intérieur (il a contribué, notamment, à mater les Frères musulmans), et plus apprécié à Washington ou à Jérusalem, en tant que gestionnaire d’une paix qui fait peu de cas de la cause palestinienne.
Un des enjeux de l’après-Moubarak était de savoir si la nouvelle Egypte endossera les accords de Camp David : l’annonce (verbale) faite par le conseil militaire, samedi, qu’il respectera les traités signés par l’Egypte, est sans doute de nature à rassurer pour le moment Israël et les Etats-Unis.
http://blog.mondediplo.net/2011-02-11-Apres-la-chute-du-Rais-l-armee-egyptienne-sur-le