Ces exilés qui ont souffert en traversant les pyrénées pour fuir (temporairement pensaient-ils) le franquisme, et qui se retrouvent dans des camps en France ou abandonnés sur les plages d'Argelès. Une mémoire qui a beaucoup de difficultés a émerger. Les petits enfantS commencent à écrire sur cette période douloureuse.
Le grand père de Jordi Soler passa les Pyrénées en février 1939, laissant à Barcelone sa femme et sa fille. Il survécut à deux hivers sur la plage d’Argelès et parvint, avec l’aide de l’ambassadeur du Mexique à s’enfuir près de Veracruz où, avec d’autres exilés catalans, il créa une plantation de café et reconstruisit une vie dans l’attente de la revanche sur Franco. Installé dorénavant à Barcelone, Jordi Soler a publié déjà deux livres pour raconter cette épopée familiale : « les exilés de la mémoire », paru en 2007, et « la dernière heure du dernier jour », paru en 2008, chez Belfond dans une belle traduction de Jean-Marie Saint Lu. Le dernier volet de cette formidable saga, « la fête de l’ours »sortira à la fin de la semaine. L’auteur y retourne dans les Pyrénées, sur les traces du frère de son grand père, Oriol, que l’on disait disparu durant la Retirada. Un livre plus noir que les précédents, mais tout aussi réussi.
Hier soir, l'écrivain était l'invité de Kathleen Evin sur France Inter, un moment rempli d'émotions avec une très belle traduction de sa langue natale http://sites.radiofrance.fr/franceinter/em/humeurvagabonde/
Il y a 7 mois